Catégorie : Retour sur une Rencontre

Nos retours sur une rencontre avec un pro de la littérature jeunesse (autrement appelés « retours sur image »)

Retour sur une rencontre avec Nathalie INFANTE, le 8 octobre 2020

Certains d’entre nous ont eu le plaisir de découvrir les œuvres graphiques de Nathalie INFANTE lors de leur exposition à l’Hôtel-de-Ville de Paris en décembre 2019. Ainsi nous avons vu le regard poétique qu’elle porte sur les villes, Paris, Royan, New-York. De la légèreté, de la vivacité et une sorte d’allégresse inventent des promenades où l’on côtoie des animaux, des plantes et toutes sortes de gens, vivants, heureux ; un univers très personnel où l’on détecte des détails subtils qui interrogent doucement : arbres-fleurs, feuilles-oiseaux, lunes octogonales …

Nathalie INFANTE nous a révélé des secrets ce jeudi 8 octobre 2020. Le premier, c’est qu’elle n’est pas une autrice de littérature-jeunesse. Elle n’écrit de textes ni n’illustre de livres à destination d’aucune tranche d’âge. Ce qu’elle produit, elle le fait pour elle-même, au gré de son inventivité, comme une éternelle enfant. Ensuite, si elle parvient à se relire comme on se lit, elle obtient la preuve que les enfants pourront le faire aussi, quel que soit leur niveau de vocabulaire. Elle nous confie donc que sauf pour des commandes – comme le récit « Rendez- vous à New-York » de Thierry DANCOURT, qu’elle a édité et illustré (Marie-Louise éditions) – elle invente le texte à partir de l’image, ou plutôt des couleurs qu’elle insère entre les tracés de ses dessins, au moyen de sa palette graphique.

Comme dans une aquarelle, les couleurs se mettent alors à infuser en elle, et cela peut prendre des semaines ou des mois. Puis les mots, le sujet, émergent de ces surfaces trempées et, pour ainsi dire, en découlent. Un moi profond décide du sujet, de l’histoire et des images qui vont la conter. Des fourmis, des chats, des souris , des éléphants même, s’élancent. Des ambiances se créent, de la fantaisie circule, le monde se destructure et inaugure des moments de fête. Il faut que ça circule, que ça bouge, que ça soit animé ; et Nathalie tâte d’ailleurs un peu de la technique de l’animation. N’est-elle pas une profonde admiratrice de Walt DISNEY, de Cyril PEDROSA, de Pierre LE TAN, de Miroslav SASEK ?

Et il y a toujours le trait, très présent, très structuré, armature qui borde, gère, solidifie l’incroyable. Le monde fantastique ne porte jamais ici à une distorsion du réel. Il est cadré par un crayon solide. Nathalie INFANTE a intégré la leçon d’un Bernard BUFFET, et elle navigue, telle Jean-Henri FABRE dans ses Souvenirs entomologiques, entre sa passion du réel exact et sa fascination pour l’inimaginable. Se référant à Edward HOPPER, elle invite le lecteur à entrer dans un halo de mystère pour se retrouver lui-même en un reflet intérieur.

Avec un texte et des images ainsi posés, on peut, au milieu d’enfants, s’adonner au plaisir de lire à voix haute, de commenter ou d’adapter librement. Une promesse de bonheur et d’espoir en la vie est proposée par l’album ; l’enfant peut s’appuyer sur elle, laisser libre cours à son imagination, poser les questions qui le font grandir, et entrer dans le dialogue.

*Editions Marie-Louise

Pour notre bibliothèque associative, nous avons acquis

Vus depuis le balcon d’un appartement douillet, les chats des rues semblent bien s’amuser. Pacha rêve de les rejoindre. À lui la liberté, les horizons sans limite, l’aventure… Mais l’existence au grand air n’est pas de tout repos. Notre ami apprendra vite qu’une vie de chat peut tourner… à une vraie vie de chien ! Et il lui faudra se montrer très malin et courageux pour triompher de mille difficultés.

Retour sur une rencontre avec Charlotte Mollet, le 12 décembre 2024

Charlotte Mollet nous a d’abord évoqué son histoire personnelle, terreau de son devenir professionnel et artistique de graveure.

Au début des années 90, maman de deux enfants, elle a eu à cœur de combiner son désir de création, profondément ancré en elle, à celui d’accompagner à la lecture son fils et sa fille sa fille (porteuse d’une trisomie-21). L’objectif étant de développer  l’autonomie en proposant des textes lisibles et des images parlantes.  

Charlotte nous a parlé d’une dizaine de ses ouvrages, sur la trentaine de sa bibliographie, sans parler de ses œuvres d’artiste.

Il  s’agit essentiellement de contes ou de comptines, le genre qui lui importe le plus car toute la vie y est logée, avec son cortège de dangers, de violences, de souffrances, de joies et de bonheurs.

Une souris verte (Didier Jeunesse, 1993 ; collection Pirouette) :

cet album traité en papiers découpés a connu un très grand succès (prix Sorcières 1994) ; c’est une oeuvre qui ne vieillit pas… peut-être parce qu’elle véhicule l’idée de la « renaissance ».

Le billet bleu (Rouergue, 1995), 

un premier titre signé avec  Anne  Agopian, a été réalisé à l’acrylique sur acétate. Un album inspiré par la figure du Petit Prince, celle qui apparaissait sur le très poétique billet de 50 francs à l’effigie de Saint-Exupéry.  C’est l’histoire d’un billet qui, passant de main en main, finit par se transformer en livre.

Navratil (Rouergue, 1998)

est l’histoire d’un rescapé du Titanic, écrite et illustrée à l’instigation de l’auteur et illustrateur/graveur Olivier Douzou. Charlotte Mollet n’a pas choisi le sujet mais le traiter, c’est pour elle le faire sien, par adoption.

Avant d’être un bébé (Rouergue, 2004)

illustre un texte d’Hughes Paris, un pédopsychiatre. Il raconte l’origine du monde vivant, parle des identités, de l’originalité de chaque être au sein même de sa propre culture.   

Triso-Mike (Thierry Magnier, 2005) a suivi :

Une petite fille raconte l’histoire de son voisin qu’elle appelle Mike parce qu’elle a entendu dire qu’il était trisomique. Mike ne sort jamais seul de chez lui car il a peur. Un jour, la petite fille lui prête son doudou pour qu’il gagne en confiance et en autonomie. [Source Electre]

La Chevelure (Complexe, 2006) 

illustre un texte de Guy de Maupassant.

Catsou (Rouergue, 2008),

qui a été co-signé, « écrit à quatre mains », avec Bénédicte BRUNET, une amie, réalisatrice de films et grande amatrice de chats, est une véritable histoire.

Trop fort ! (Les petites vagues, 2008) :

à nouveau, le doudou sera plus fort que les monstres, les fantômes.

Avec Loup y es-tu ? (Didier Jeunesse, 2009),

Charlotte a commencé la longue aventure de la série Pirouette, grâce à sa rencontre avec Michèle MOREAU.

Bleu d’amour (Bilboquet-Valvert, 2010)

est un livre signé de Carl Norac, qui  avait envie de gâter sa  fille de 11 ans.

Jean Petit qui danse (Didier Jeunesse, 2011),

a été inspiré par les Géants de Flandre. Ce conte, qui trouve sa source dans une histoire abominablement cruelle, est devenu l’accompagnement de toutes les réjouissances du nord de la France. Transmutation, alchimie.

Les textes qui plaisent à Charlotte Mollet, ce sont les contes et les comptines. Car ils enferment l’histoire du monde, où se pressent la vie, la mort, le danger, indissociables. Ils sont le support idéal pour avancer dans la compréhension et pour se situer. Ils font un clin d’œil aux enfants qui souffrent en silence. Et pour l’animation du public enfantin, ils sont l’outil idéal, car ils se chantent, se dansent, se transmettent.

Les Contes et légendes créoles (Magellan, 2024)

font partie d’une collection initiée par les éditions Flyes. Ils embarquent dans l’imaginaire désiré par Galina Kabakova.

Car la gravure sied aux légendes et aux rêves.

Le Chat botté, par Gustave Doré

Charlotte nous a lu en entier un ouvrage qui lui est particulièrement cher :

Le Chat (Rouergue, 2017),

gravure sur bois, réalisé avec Olivier Douzou, et inspiré d’un conte vietnamien.

La xylogravure,

qui met en œuvre le plein, le vide et les aplats, et qui se travaille debout, convient à ses facultés visuelles et à ses goûts sensoriels : gravure sur bois ou autre matériau souple et tendre, comme le linoleum, car ces matières se creusent et se caressent, à la différence des métaux, qui, avant la caresse, s’attaquent, se rongent.

Charlotte fait glisser de la douceur et de la sensualité dans ses créations. Elle sent l’encre monter et diffuser, le papier mat et d’un blanc chaud lui est agréable au toucher, les couleurs flattent le toucher comme la vue.   « On ne sent pas qu’avec les yeux. Tout participe. »

Et tout en tirant devant nous une planche sur le thème des « terrasses de café », elle nous a parlé de son travail.

Par exemple une variation telle l’acrylique grattée sur acétate.

On peut aussi travailler sur deux matrices, par exemple un papier japonais se superposant à un ou deux autres aussi légers, quasi transparents.

Ces unions-rencontres ouvrent des portes vers l’autre, l’inconnu, d’où arrive une création originale d’autant plus vivante qu’elle est le fruit d’un dialogue.

Mais attention à la virtuosité telle un piège. Charlotte nous dit que «  La forme parfaite peut manquer d’humanité. Il devient nécessaire parfois de se détacher, déconstruire, se mettre à dessiner de la main gauche pour préserver l’authenticité, la sincérité. »

Elle nous recommande d’aller visiter l’Atelier du Livre d’art et de l’Estampe de l’Imprimerie nationale, près de Douai. https://atelier-du-livre-art-imprimerienationale.fr/

Les enfants sont très réceptifs dans les ateliers scolaires de gravure car ils s’approprient vite leur production. Ils sont sensibles aux effets de surprise que provoquent l’inversion des tracés et l’échappée de l’encre dans des vides qui au final produisent des pleins.

Le travail de l’artiste n’est pas simple, car outre les lenteurs de la conception et de la création des images, il faut entrer dans le tréfonds de l’histoire et, parfois, mener des recherches savantes préalables.

Cependant, la gravure traditionnelle, qui exige de la patience et de l’obstination, reste un métier de puriste, destiné à un public au regard travaillé. Il est donc nécessaire pour Charlotte Mollet de la rendre populaire, visible. Elle a donc choisi de pratiquer dans des résidences non-dédiées ou dans des ateliers  destinés à un public non-averti, par exemple dans le tiers-lieu qu’est le Café-Jeux Natema, rue des Orteaux (Paris, 20ème) :

https://www.facebook.com/cafejeuxnatema/videos/1217600308362635

Pour préserver l’avenir, elle a transmis des originaux, croquis, matrices à des médiathèques parisiennes (Marguerite Duras, spécialisée dans les livres d’artistes, Françoise-Sagan) et aussi à la BNF, pour qu’ils restent en vie et disponibles.

Pour elle, la vie c’est la créativité, la fantaisie, se savoir unique et être ensemble. C’est une vie risquée, peu enviée des gens dits « normaux ». Mais, dit-elle avec un clin d’œil, «ceux-ci ne sont-ils pas finalement un peu…inquiétants ?»

Est-ce l’effet des images profondes ou celui d’une présentation simple et touchante ? Nous avons trouvé dans tous ces albums de la finesse, de la sensibilité et de la générosité.

Que Charlotte Mollet soit remerciée pour son authenticité et pour son message humaniste.

L’album que nous avons acquis pour notre bibliothèque associative est

Catsou est une petite boule de poils tout roux, un chat que toute la famille a adopté, même s’il adore ses espaces de liberté. Quand on déménage en ville, Catsou perd sa joie de vivre et il faut décider de le rendre aux anciens voisins et à leur jardin… Un album sur l’apprentissage de l’indépendance et du bonheur (notice de l’éditeur).

Retour sur une rencontre avec Julia Chausson, le 16 mai 2024.

Les débuts

      Formée aux Arts décoratifs de Paris, Julia Chausson s’est d’abord essayée à la scénographie, à la peinture, au collage. Mais à la sortie de l’école, quand elle a commencé de faire des projets d’illustration en littérature jeunesse, elle a opté pour la gravure sur bois. Cette technique a été une façon de trouver une voie bien à elle et de se démarquer. Elle est ainsi entrée dans le cercle restreint des graveurs en littérature jeunesse comme May ANGELI (Des Oiseaux, 2012), Olivier BESSON (Poursuite aquatique, 2023), Olivier PHILIPPONNEAU (Le ballon de Zébulon, 2010), Raphaële ENJARY (Perdu !, 2011), ou encore Pierre VAQUEZ (OLO : naissance d’un héros, 2022, texte de Didier LEVY).

J’ai oublié mes parents, texte de Karim RESSOUNI-DEMIGNEUX

La technique

Julia pratique la gravure dite « taille d’épargne » qui lui permet de créer des reliefs sur du bois ou d’autres matériaux tendres (gomme, linoleum,…). Il lui faut dessiner ses images en symétrie, puis creuser le bois à l’aide de gouges, encrer au rouleau la matrice. Puis imprimer à l’aide d’une ancienne presse typographique. C’est un travail lent mais captivant, car l’artiste utilise des outils variés : gouges, tampons, papiers, couleurs, et prend des décisions à chaque étape. Les résultats sont bruts et nets, c’est ce qu’elle aime.

La conception

Julia s’est tournée vers les contes, et notamment leurs versions orales, transmises depuis des siècles de bouche à oreilles. Ce sont des matériaux aussi denses qu’inépuisables et qui ont cette propriété de poser de grandes questions auxquelles il n’y a pas de réponses universelles.

Elle a repris par exemple Les trois petits cochons, s’inspirant de versions peu connues.

et Le Petit Chaperon rouge, pour À pas de loups, un éditeur qui lui laisse volontiers carte blanche.

On y retrouve des motifs oubliés – ou censurés par Perrault et les Grimm : la robe de fer que la jeune fille doit briser pour s’émanciper, le chemin des aiguilles ou des épingles…

Et puis, il y a l’aventure de la collection de comptines gravées : Une souris verte, J’aime la galette, Je fais le tour de ma maison, Mon petit lapin, avec les surprises malicieuses contenues dans les chutes, car il faut toujours terminer sur un rire.

Un autre thème porteur pour elle, c’est la relation parents-enfants. Dans ses dessins d’animaux avec leurs petits, elle a évoqué les notions de tendresse, de protection, de mimétisme, de jeu, de dévoration… Il est arrivé une chose rare et surprenante lorsqu’elle les a montrées à Alain SERRES, auteur et éditeur de Rue du monde : il a décidé d’écrire un texte pour illustrer ses images ! Et c’est devenu l’album Petits .

La réalisation

Julia ne réalise qu’un ou deux livres par an, le rythme lent de la gravure correspondant à celui de la créatrice. Souvent, le projet est laissé reposer comme une pâte qui travaille. Les interrogations, les doutes, sont constants, jusqu’à ce que la certitude s’impose.

                   Mais il y a tant à faire par ailleurs !

Des ateliers de gravure à animer. Elle rencontre petits et grands pour des découvertes de la gravure sur polystyrène extrudé et impression à la cuiller.

Des expositions à concevoir et monter :

  • Les murs ont des oreilles (pour les 1 à 5 ans), autour de sa collection de comptines, avec cabanes, modules à manipuler et jeux en bois. Les enfants observent, comptent, rangent, touchent, écoutent, inventent, s’amusent, dessinent, construisent. 
  •  Maisons des contes ; ça déménage !  (Devinettes pour tous les âges), avec des maisons à visiter, celles de héros bien connus : Baba Yaga, la Princesse au petit pois, Blanche-Neige, l’ogre, la Belle et la Bête, Cendrillon, La Belle au bois dormant, Hansel et Gretel… Cette exposition a été créée à partir de son livre « La clef sous la porte » (2018, À pas de loups).
  • TOC TOC TOC,  Exposition et jeux autour de ses livres de contes.

Des spectacles à mettre en scène pour sa sœur Elsa, comédienne :

Des livres d’artiste à créer, tout en images et sans texte :

Gravés, imprimés, numérotés à l’atelier, ils sont destinés aux bibliothèques départementales et aux collectionneurs. Le premier d’entre eux a été Boucle d’or (2009), l’histoire d’une petite fille au comportement énigmatique : https://www.7alimoges.tv/Livres-d-artistes-Boucle-d-Or-et-les-Trois-Ours_v5109.html. Il y a eu aussi Le Petit Chaperon rouge (2011) ; ce travail a été précédé d’une recherche approfondie sur les variantes orales anciennes collectées dans les campagnes https://www.facebook.com/BM.Angers/videos/dans-l%C5%93il-de-julia-chausson-interviews-4-le-petit-chaperon-rouge/3670546529680843/. Ces livres sont visibles sur le site Artistes du livre-Librairie du ciel : https://artistesdulivre.com/

Les Frères Grimm  (2011)

Un carnet de coloriage

sur le thème des maladies et des oiseaux : Docteur Chouette (À pas de loups, mai 2024).

Des illustrations d’ouvrages pour plus grands

Par exemple, aux éditions Des Femmes: La Femme qui a tué les poissons, de Clarice LISPECTOR.

     Des projets

Et en ce mois de mai 2024 paraissent chez Rue du Monde : Ils étaient cinq dans le nid, Meunier tu dors, Bateau sur l’eau,  C’est la mère Michel qui a perdu son chat.

Inventive, modeste, généreuse, originale, Julia Chausson a été pour nous une invitée remarquable,

nous la remercions chaleureusement.

Voici le livre que nous avons choisi pour notre bibliothèque :

(Rue du Monde, 2018)

Un flamant rose se pose dans une ville. Faut-il accueillir ce drôle d’oiseau ou bien s’en méfier ? Les avis sont très partagés, mais le flamant finit par avoir le sien…

Julia y fait bien sûr un clin d’œil à May ANGELI, dont les flamants illustrent le texte de Buffon dans son album Des Oiseaux (Thierry Magnier, 2012).

Julia CHAUSSON  et Raphaële FRIER ont voulu montrer, à travers leur petit conte philosophique, combien il est difficile, pour certains, de trouver leur place dans la société. Et cet album démontre la justesse de l’affirmation de Julia :

Ce qui est intéressant en littérature jeunesse, c’est la friction entre le texte et l’image

et ce qui nait de cette rencontre.

Pour suivre l’actualité de Julia :

Son site : www.juliachausson.com

Facebook : juliachausson

Instagram : juliachausson.illustration

Les Actus de Marie-Lou, mai-juin 2024

Cher(es) adhérent(es)

Quelques idées pour préparer vos valises d’été…

Autour du Salon de Montreuil (https://slpjplus.fr)

Lettres du 02,16,23 et 30/05/24

Pour ses dix ans, Partir en Livre vous donne rendez-vous du 19/06 au 21/07/2024 autour du thème « sports et jeux » : les organisateurs d’évènements littéraires à travers toute la France sont ainsi invités à explorer les liens entre le sport et la littérature. Le Livrodrome, parc d’attractions littéraires, fera sa tournée en proposant des activités liées au sport (voir aussi toutes les informations sur le site web https://www.partir-en-livre.fr/).

Le Salon vous présente chaque semaine la sélection des Comités de lecture que vous pouvez également retrouver dans la newsletter Kibookin chaque premier mardi du mois.

Sur le site Kibookin

La sélection thématique du mois de mai nous parle de jouer, se confronter au monde, embrasser un autre destin : autant de raisons de se glisser dans la peau d’un autre. Le thème du mois de juin est « La lecture, c’est du sport » : 72 titres célèbrent le mouvement et les valeurs sportives, par exemple :

La pause Kibookin du mois de mai est consacrée à Claudine DESMARTEAU, amoureuse de Zorro et fan de figures rebelles comme Fifi Brindacier et Huckleberry Finn. Elle est lauréate du prix Vendredi 2023 pour son roman « Au nom de Chris » (Gallimard jeunesse). Ce roman destiné aux ados aborde les thèmes autour des notions d’emprise et de harcèlement.

Dans la pause Kibookin de juin, l’autrice et éditrice à l’Ecole des loisirs, Anaïs VAUGELADE, revient sur son enfance et son parcours. Anaïs sera notre invitée en octobre 2024.

Actualité éditeurs/auteurs

Ricochet dévoile :

  • « Farah adore les mangues », de Sarthak SINHA : l’auteur-illustrateur publié pour la première fois en France, décrit les instants magiques entre Farah et son grand-père. Un album pétillant qui célèbre la richesse de la vie ; dès 4 ans.
  • « Au royaume des abeilles », de Fleur DAUGEY et Emilie VAN VOLSEM : au-delà de la vie de la ruche, l’autrice emmène le lecteur aussi à la découverte des abeilles solitaires et de celles d’autres régions du monde.

Flammarion présente entre autres :

  • « Tu es comme tu es », de Olivier CLERC et Gaia BORDICCHIA : quatre histoires bienveillantes pour découvrir comment vivre l’instant présent et grandir avec sérénité ; dès 5 ans.

Les 400 coups suggèrent :

  • « Si j’avais su », le premier album comme autrice-illustratrice de Geneviève DESPRES : une série de portraits d’animaux qui se mettent les pieds dans le plat après avoir oublié de penser aux conséquences et nous rappelant qu’il faut toujours faire attention à nos actions ; dès 5 ans.
  • « ABC du rivage » de Rhéa DUFRESNE et Louise MEZEL : cet abécédaire propose une promenade sur un rivage fascinant en compagnie d’une fillette avide de découvertes.

Nathan propose une sélection autour des émotions :

Gallimard nous fait découvrir entre d’autres :

  • « Emile fait sa retraite », de Vincent CUVELLIER et Ronan BADEL : la retraite n’attend point le nombre des années ; dès 3 ans. Ronan était notre invité en 2021.
  • « Lily Pissenlit », d’Antoon KRINGS : un éloge de la différence et de la diversité de la nature.

La Partie présente :

  • « Chasseur de glace », de Séraphine MENU et Marion DUVAL :  un récit qui brosse le quotidien de Youri, un petit garçon qui vit au bord du lac Baïkal, porté par des images lumineuses réalisées à l’acrylique ; dès 5 ans.

Kaléidoscope propose :

  • « Quand on est au milieu », de Anika A. DENISE : une histoire qui célèbre les fratries et la place du milieu avec tendresse ; dès 4 ans.

Thierry Magnier dévoile :

  • « Une petite histoire qui compte », de Morgane ROSPARS : c’est l’histoire d’un enfant qui grandit et aime compter tout ce qui se trouve autour de lui, c’est l’histoire d’une maison comme un cocon qui voit défiler le temps qui passe. C’est l’histoire de leur vie ; dès 3 ans.

Les Fourmis Rouges proposent :

  • « Oskar et le comte », de Jean-Baptiste DROUOT : Oskar, chat et fromager de son état doit affronter le comte Krokula qui n’est en fait… qu’une souris ; dès 6 ans.
  • « Qui va à la chasse perd ses chaussettes », d’Ivan PEAULT et Jean-François BIGUET : entièrement écrit en virelangue, ce texte est un véritable terrain de jeu : on fourche sa langue, on la retourne et soudain un langage on ne peut plus contemporain.

Albin Michel Jeunesse nous fait découvrir entre autres :

  • « Petits contes des comment », d’Alain Serge DZOTAP et Bérengère DELAPORTE : des histoires traditionnelles des Bamilékés racontées avec malice et loufoquerie et qui tentent d’expliquer comment les choses de la vie sont advenues ; dès 3 ans.

Les éditions des Grandes Personnes dévoilent :

  • « Dans les airs » de Jan VON HOLLEBEN : inspiré par les classiques de la littérature jeunesse autant que par les super héros, l’auteur s’empresse de mettre en scène les folles histoires que lui racontent les enfants et de les photographier avec une technique lui permettant de créer des images sans contraintes ; dès 3 ans.

Mémo présente :

  • « Doris » de Coline Erwin et Malika Doray (notre invitée en avril 2025) : Mère, grand-mère et arrière-grand-mère pétillante, Doris prend la vie du bon côté afin de profiter de chaque instant (album grand format).

Les éditions des Eléphants nous suggèrent :

  • « Manqué », le tout premier album d’Antonin FAURE entièrement réalisé à la peinture. C’est un album randonnée avec plusieurs récits qui se racontent et dont l’histoire principale est de la chasse à la proie. Quasi sans texte, il propose mille choses à observer et permet les enfants à s’initier aux réalités de la nature ; dès 3 ans.

Une nouvelle publication de Bertrand Dubois, notre invité en 2022 :

  • « Petit cheval de bois », de Danièle FOSSETTE et Bertrand DUBOIS (chez Cipango) : au fond d’une écurie, un petit cheval de bois triste et pâle rêve de galoper. De son côté, un garçon aux jambes de métal, prisonnier de son fauteuil souhaite s’envoler. Ensemble ils partent pour un voyage magique ; dès 3 ans.

Les éditions Courtes et Longues dégainent:

« Louvre Olympique« , le sport dans la Grèce antique, de Daniel SOULIÉ et Marjolaine LERAY; un documentaire pour les enfants qui raconte les Jeux pendant l’Antiquité ; une coédition avec le musée du Louvre.

A découvrir aussi :

Le Centre Pompidou célèbre le 9ème art avec l’exposition « La Bd à tous les étages » (jusqu’au 4 novembre 2024). Un retour sur 60 ans de BD avec 130 artistes à l’honneur.

Rue du Monde publie une édition spéciale du célèbre poème « Liberté » de Paul Eluard : Un album exceptionnel, illustré par 15 grands noms de l’illustration, et qui marque les 80 ans du Débarquement ; dès 8 ans. Le bénéfice des ventes va au Secours Populaire, permettant d’offrir un livre à 5000 enfants.

Bonnes vacances et belles lectures !

Marie-Lou