Les Actus de Marie Lou, septembre 2026

Les Actus de Marie Lou, septembre 2026

Voilà une rentrée littéraire jeunesse avec une montagne de nouveautés et des personnages hauts en couleur !

Autour du Salon de Montreuil (https://slpjplus.fr)

Aux frontières du réel est le thème de la 42e édition du Salon qui se tiendra du 25 au 30 novembre 2026 à Paris Montreuil Expo. Il sera l’occasion d’aborder des questionnements tels que : comment la fiction se dessine, démêle et transcende le réel ? Quel peut être son pouvoir transformateur ? Comment peut-elle accompagner les jeunes dans leur appréhension d’eux-mêmes et du monde ?

Et voilà l’affiche du Salon signée par Maria-Chiara Di GIORGIO :

Sur le site Kibookin :

En plus de la sélection par tranche d’âge, le choix thématique de juillet présente une collection où chaque récit est une porte ouverte vers un nouveau monde, à la rencontre de paysages surprenants et d’aventures trépidantes.

La sélection thématique de septembre invite à porter un autre regard sur le monde et bousculer les idées reçues.

La pause Kibookin de juillet est consacré à Colline Pierré, auteure majeure du paysage littéraire junior/ado.

La pause Kibookin de septembre est consacrée à l’autrice et enseignante-chercheuse en sociologie et philosophie, Clémentine BEAUVAIS:

Actualité éditeurs/auteurs

L’Etagère du bas dévoile :

  • Décrocher les étoiles, d’Arnaud NEBBACHE : dès la naissance de son fils, le père regarde le ciel. Son fils verra-t-il le monde et les étoiles avec le même regard que lui ? Dès 5 ans.

 La grande amie, d’Adèle TARIEL (notre invitée en 2023) et Emma BERTIN : comment réussir à faire famille avec la grande amie de son papa quand toutes les habitudes sont bouleversées ; dès 5 ans .

Les Fourmis Rouges présentent :

  • Féta la saucisse, de Laura LION : un Roméo et Juliette au pays des Knackis et des Végés ; dès 3 ans.
  • Flemme à la ferme, de Vassia CHAVAROCHE et Emile HAREL : tout le monde a eu un jour envie d’être malade pour se faire dorloter ; dès 3 ans.

Hongfei dévoile :

  • Petits chemins, d’Agnès DOMERGUE et Clémence POLLET : un petit poème des premiers pas, les animaux se pressent pour assister aux premiers pas de bébé ; dès 1 an.
  • Nouveau souffle, de HU Yifan : un voyage visuel qui invite à respirer au rythme du vivant ; dès la naissance.
  • Une nouvelle version d’Animal Totem d’Agnès DOMERGUE et Clémence POLLET : un récit initiatique, du temps où les hommes et les animaux parlaient le même langage ; dès 8 ans.

(Agnès Domergue et Clémence Pollet ont respectivement été nos invitées en 2024 et 2020)

Le Diplodocus nous fait découvrir :

  • A qui est cette langue, de Clémence SABBAGH et Emma SCHNELLBACH : les illustrations douces et colorées font découvrir les multiples fonctions et formes que peut prendre cette partie du corps humain ; dès 3 ans.

La Partie nous conseille :

  • Bonjour, bonsoir, de Johanna SCHAIBLE : un livre qui se lit des deux côtés, on suit d’un côté la course du Soleil et de l’autre côté la course de la Lune ; dès 3 ans.

Les 400 coups proposent :

  • Pas disponible pour adoption, de Josée BOURNIVAL et Ariane CLOUTIER :  un album parfait pour aborder la peur du changement ; dès 5 ans.

Les Editions courtes et longues nous font découvrir :

  • C’est un petit jardin, d’Odile SANTI : comment un petit jardin peut devenir un refuge pour une nature foisonnante ; dès 4 ans.

Hélium conseille :

  • Pik&Dou, de Delphine CHEDRU (notre invitée en 2020) : un livre-matières inventif aux couleurs vitaminées ; dès 1 an.
  • Capitaine Musaraigne, de Henri MEUNIER et Benjamin CHAUD : une nouvelle aventure des amis de Taupe&Mulot avec les codes d’une enquête policière ; dès 5 ans.

Cambourakis propose :

  • Sirènes, de Jeanne MACAIGNE : Amanda, la sirène, s’aventure sur la terre, une histoire d’amitiés et de grands secrets ; dès 3 ans.

Les Eléphants nous présentent :

  • Les larmes du crocodile, de Souleymane MBODJ (notre invité en 2017) et Emma SCHNELLBACH : un conte africain placé sous le signe de la comédie de l’humour et de la ruse ; dès 5 ans.
  • ZIP ZAP FLIP&FLAP, de Matthew DIFFEE : à la ferme le sens du partage est âprement discuté…un album rétro par ses dessins, absurde par son propos …et complètement jouissif ; dès 5 ans.
  • Le problème avec les girafes, de Lisa MANTCHEV et Taeeun YOO : le problème quand on a une girafe à la maison, c’est qu’on n’a pas grand-chose en commun. Un album sur le handicap et l’inclusion ; dès 4 ans.
  • Bo et le bouligon, de Sigrid BAFFERT et Soyung LEE : la vie est douce pour Bo et Lili jusqu’à la Grande Tempête qui vient tout bouleverser ; dès 6 ans et pour tous ceux qui parfois sont tentés de rester terrés dans leur terrier.
  • Le tricot, de Larissa THEULE et Teagan WHITE : un album réconfortant pour apprendre à accueillir ; dès 4 ans.

Jungle propose : A l’aube des cerisiers, d’Agnès DOMERGUE et Hélène CANAC : Natsu, enfant du Soleil et Yama, enfant de la Lune devront faire preuve de courage pour grandir ; bande dessinée, à partir de 7 ans.

Ricochet suggère :

  • Visez la lune ! Le satellite de la Terre, de Nicolas BECK et Céline MANILLIER : un livre qui nous plonge au cœur de la voie lactée et nous raconte l’incroyable l’histoire de cet astre ; dès 6 ans.

Les Grandes Personnes présentent :

  • Si j’habitais, de Laetitia BOURGET et Alice GRAVIER : un album qui invite au voyage à travers sept paysages du monde en posant une question simple : « A quoi ressemblerait ma maison si j’habitais ici ? Dès 3 ans.

Quand le chat n’est pas là, les souris dansent, de Henri GALERON : deux histoires racontent la vie d’une famille souris, illustrées par le maitre de l’illustration française avec beaucoup d’humour ; dès 5 ans.

Le Père Fouettard conseille :

  • A corps perdus, d’Adèle TARIEL et ALCOUN : après un accident, les deux jumeaux Liam et Mila vont se trouver inversés. Chacun dans le corps de l’autre, ils vont prendre conscience des stéréotypes sexistes qui pèsent sur leurs épaules ; dès 9 ans.

CotCotCot nous propose :

  • Les fantômes-œufs, de SIMTONG adapté du coréen par Charlotte GRYSON : sans un sou en poche, les fantômes-œufs partent à la recherche d’un travail. Un récit sur la peur de l’échec, la confiance en soi, la différence et l’entraide ; dès 3 ans.

Talents Hauts préconise deux nouveautés dans la collection Les petits éveillés, des imagiers non-stéréotypés : pour les 0-3 ans :

  •  Les couleurs : les couleurs ont-elles un genre ?
  • Les vêtements » : le vêtement est le fruit d’une construction historique, sociale et marketing.

Et aussi :

  • Michel est un chien, de EL HEMATOCRITICO et Alberto VASQUEZ : un album sur la différence et la transidentité ; dès 3 ans.

Et aussi :

  • Le prix UNICEF de littérature jeunesse 2026 (catégorie 6-8 ans) a été attribué à Qui s’occupe de Martha, d’Emmanuelle TOUSSAINT et CECILE (chez Utopique) : ce livre aide les enfants à comprendre et poser des mots sur leurs ressentis lors d’un placement.
  • La ville d’Osny fête les contes le mercredi 4 novembre au Château de Grouchy, rue William Thornley 95520 Osny : (gratuit sur réservation sur le site codevota-fnctaorange.fr avec des séances adaptées au 3-6 ans et des spectacles tout public à partir de 6 ans).
  • Le Centre national de la littérature jeunesse (BnF) vous informe chaque mois par sa newsletter de l’actualité en rapport avec la littérature jeunesse (voir cnlj.bnf.fr). En vous abonnant gratuitement via le site, vous recevrez chaque mois L’Avant-Revue qui présente les nouveautés de la littérature jeunesse.

Bonne rentrée !

Marie Lou

Retour sur une rencontre avec Stéphane KIEHL, le mardi 7 avril 2026.

Incroyable diversité des couvertures des livres de Stéphane KIEHL présentés sur le stand-librairie ! Couleurs, formes, dispositions, rien ne se ressemble, tout plait cependant à l’œil. Quel est donc le secret d’une telle démultiplication dans la facture et dans l’inspiration ?

Stéphane, né en 1975 à Strasbourg, nous a parlé de sa formation initiale: sur indication d’un professeur de dessin, il a d’abord obtenu un bac F12, appelé maintenant STD2A, spécialisé dans le design et les arts appliqués. Puis il a passé cinq ans aux Beaux-Arts de Nancy. Il y a appris un peu de tout, notamment la sérigraphie, la lithographie, la gravure et le design de l’objet. Et il a obtenu grâce à un mémoire intitulé « devenir un dessinateur de presse ». Dans ces années 90 de la « génération Apple », l’expansion des outils informatiques stimulait d’ailleurs les étudiants.

Dès lors, Stéphane a décidé de suivre sa pente de dessinateur: consacrer le plus clair de son existence à bien regarder les choses, à s’y intéresser de près, à se projeter vers elle pour les faire siennes. Rejetant l’académisme et le « beau dessin », il n’a voulu suivre d’autres règles que « celles qu’il se donnait ». Et son ambition n’a jamais été de reproduire ou de refléter les choses, mais de les « réveiller ». Sa priorité cependant: le texte, la narration ; et encore maintenant, il écrit toujours ses propres textes avant de les illustrer.

Pour lui, il faut distinguer l’illustration, qui donne à voir et dessin, qui donne à contempler. Et il a choisi d’illustrer « car la commande n’enferme pas », ne bride pas la créativité.

Les sources d’intérêt ont toujours été multiples : sujets, couleurs, voyages, rencontres, échanges, lectures, moyens d’expression, tout a étoffé sa façon de voir le monde et de travailler. Il faut constater qu’il a une extraordinaire capacité à mettre en œuvre ses projets.

Repéré et aidé par Olivier DOUZOU, directeur artistique au Rouergue, sa première production d’auteur  a été  Y a un truc  (2001), album qui intègre travail numérique et peinture pour mettre en scène un spectacle de magie (pour les 3-6 ans).

Ensuite, il est revenu à son idée première de travailler pour la presse. Et pendant une vingtaine d’années, il a dessiné, dans l’urgence et l’adrénaline du rough qui oblige à faire des choix rapides, pour le Nouvel Obs, Libération, Le Monde, et de nombreux magazines. C’était des sujets très sérieux, rien à voir avec l’enfance (actualité économique, financière, écologique, etc), comme par exemple ceci pour le Monde :

La suite, et jusqu’à aujourd’hui, c’est un enchaînement d’innombrables travaux divers : affiches, petits magazines pour le Château de Versailles, produits dérivés, packaging, cahiers d’activités comme Jeux et délires, puzzles, petits films, la web-série Mon œil pour le Centre Pompidou, etc.

La visibilité accrue de Stéphane a attiré l’attention d’Autrement Jeunesse en la personne de Christian DEMILLY.

Et des projets  d’albums d’auteur se sont formés.

Le public de destination sera dès le départ celui de l’enfance. Pour lui Stéphane développe des scénarios, construit dans l’espace, joue avec les formes, les nombres, les positions, le rythme de la lecture. Il est à l’aise pour exprimer des objectifs très personnels.

Il y aura ainsi, chronologiquement :

L’album  Grand joueur (2008), qui met à jour les rêves secrets d’un jeune footballeur rentrant de son entrainement et qui s’imagine en champion.

Mon amie Carla (2010), un album très touchant et qui a donné naissance à une série. C’est un journal intime de petit format, exactement « de poche », dans lequel une petite fille raconte à sa petite chienne Carla son quotidien, ses sentiments, ses émotions. Stéphane nous l’a lu tout entier.

En 2015, la collection La vie en…  a débuté par La vie en design, texte de Céline DELAVAUX,  un livre-objet qu’on peut ouvrir dans n’importe quel sens.

Un autre directeur artistique (Autrement puis Actes sud), a encouragé Stéphane, c’est Kamy PAKDEL. Il l’a orienté vers le documentaire.

Il y a eu alors La vie en typo (février 2017). Stéphane nous a donné quelques exemples de typographies, comme la police Trajan, inspirée des lettres capitales romaines gravées dans la pierre de la colonne de Trajan à Rome; utilisée pour marquer les esprits dans des films tragiques…

Puis, la même année, ce fut Derrière l’écran sur les effets spéciaux au cinéma, pour accompagner une exposition de la Cité des Sciences.

En 2018, Papa, sur un texte merveilleux d’universalité de Nicolas MATHIEU, lui a permis de travailler le thème de la paternité et, en quelque sorte, de « sculpter » une idée.

Ensuite il y a eu Vert, en 2019, album où Stéphane s’est lancé dans une fable philosophique et poétique qui concerne la déforestation, le monde sauvage, la merveilleuse jungle.

La thématique des couleurs l’a entrainé à réaliser et le texte et les images, comme dans un besoin de lâcher-prise et aussi de lutter en faveur de l’environnement ; Vert sera suivi de  Blanc en 2020 sur l’idée de la « neige et de la disparition », Rouge en 2021 sur l’idée du «de l’incendie ravageur», Noir en 2023 sur la nuit et la peur, Bleu en 2025 sur l’Océan, un univers foisonnant et fragile, Rose en 2026 sur le thème du rêve merveilleux.

Entre-temps, est sorti  Je suis au monde (2021), textes de Pierre DUCROZET et Julieta CANEPA.

La thématique, c’est « comment habiter autrement le monde ? Comment réinventer un accord avec la Terre et le monde vivant ? Comment voyager, marcher, vivre en harmonie avec les éléments ?  Pour illustrer les cinq chapitres, Stéphane KIEHL a choisi d’harmoniser son mode d’illustration avec celui du fonctionnement de textes qui s’interpénètrent.

Toujours en 2021, le Zoo à microbes, texte de Florence PINAUD, a reçu le prix du Goût des sciences.

Quel étonnement pour l’illustrateur de voir ses jets de peinture et ses bulles aléatoires élevés au rang de documents scientifiques destinés à faire comprendre aux enfants ce que sont les micro-organismes !

Puis Stéphane nous a montré l’album, de forme carrée, Amie-Ami Cache-Cache (2022, Actes sud jeunesse), qu’il a créé par jeu en une seule journée. Il y a formaté et positionné  les personnages différemment afin de créer des situations différentes, et le tour ainsi était joué.

En 2022 aussi, il y a eu une commande d’où est sorti Moon, texte d’Agnès de LESTRADE, qui démontre la puissance de l’illustrateur KIEHL. Le sujet était délicat, complexe, il y avait des nœuds psychologiques. Ses parents aiment Moon comme il est, tout emberlificoté. Il aime faire des papillons avec ses mains, ou caresser les joues des autres enfants. Mais les autres enfants, eux, n’aiment pas ça… Et à l’école, Moon est tout seul sur son banc (Notice de l’éditeur Sarbacane). Stéphane l’a illustré à partir de références bien à lui, comme ici les longues chaussettes et les couettes bien serrées de Fifi Brindacier.

Quel plaisir pour lui, en 2024, de travailler sur un texte de Pierrick GRAVIOU et d’Eric ORSENNA : La Terre racontée aux enfants. Il fallait cet enthousiasme pour évoquer l’apparition des cellules, de l’oxygène, de l’eau, pour donner à voir la magie de la création du Monde. Il fallait aussi sa capacité d’invention pour donner à voir ce que nul n’a vu. Et enfin, du professionnalisme pour tirer un album de cette matière disparate.

Aujourd’hui Stéphane KIEHL réalise moins de documentaires, trop chronophages avec le lourd travail documentation. Il veut se consacrer à des sujets dans lesquels il s’impliquera personnellement.

***

Merci à Stéphane KIEHL d’avoir partagé avec nous son expérience de liberté et de passion, de nous avoir lu plusieurs extraits de ses ouvrages, d’avoir stimulé notre intérêt pour l’illustration.

Les retours de l’auditoire

Quel créateur attachant !    Sa sensibilité se transmet avec aisance… Il communique avec force sur des sujets qui lui tiennent à cœur… Des livres superbes, des couleurs lumineuses…Un talent énorme. Il nous fait partager son amour des choses naturelles, la mer, la montagne…

L’album que nous avons acquis pour notre bibliothèque associative est

VERT

Un livre hypnotique pour évoquer la destruction du monde sauvage.

Quittant le Nord avec son père et ses sœurs, un enfant s’installe dans la jungle et découvre, d’abord avec crainte puis fascination, les plaisirs et la richesse de ce nouvel environnement. Bientôt d’autres hommes arrivent… petit à petit, le vert recule…
Jusqu’au jour où l’enfant rencontre le tigre.

Dans ce magnifique album, Stéphanie Kiehl nous livre un travail puissant sur sa vision personnelle d’un monde où notre bien le plus précieux – la nature – se voit détruit par les hommes.

(Notice de l’éditeur)

Pour en savoir plus sur Stéphane KIEHL:

https://www.instagram.com/reel/DOoV5Edjoya/?hl=fr

https://parismomes.fr/a-la-maison/un-coloriage-de-stephane-kiehl

Retour sur une rencontre avec Jean PODEROS, des Editions courtes et longues, le 10 mars 2026.

Jean PODEROS a d’emblée mis les participants en activité en attribuant des rôles à plusieurs d’entre nous : une éditrice, une autrice, une libraire, un illustrateur, une graphiste, un imprimeur, une bibliothécaire, comme s’il était en train de monter une pièce de théâtre ou de démarrer une bande dessinée. Cette mobilisation a capté l’attention de l’auditoire et a permis à l’intervenant de nommer des choses importantes à ses yeux d’éditeur: l’art, avec la qualité  du papier et des couleurs, la raison, avec l’équilibrage textes-images, la démocratie, avec le respect des opinions des acteurs du livre, la rigueur, avec le souci de la budgétisation du programme.

Il a enchaîné sur l’histoire de sa maison d’édition. Il nous a dévoilé le sens de la dénomination « courtes et longues », qui interroge souvent, en nous expliquant qu’autrefois, à l’école, ses camarades et lui écrivaient des textes plus ou moins longs qui devaient être lus en classe et qui recevaient les commentaires de la collectivité. Son goût pour l’écriture est né de là, et pour ne pas l’oublier, pour respecter ce que l’enfance apporte de meilleur,  il en a tiré le nom de sa maison d’édition, créée en 2005.

Or, en 2005, le ministère de l’Education nationale redéfinissait ainsi l’enseignement des arts à l’école :

«  L’éducation artistique et culturelle englobe et dépasse le domaine des enseignements artistiques proprement dits qui sont, à l’école, de la responsabilité de l’Education nationale. Elle s’étend à l’ensemble des domaines des arts et de la culture, entendu comme cet héritage commun, à la fois patrimonial et contemporain, qui participe pleinement de la culture humaniste. »

Dans ce contexte, Jean Poderos, qui avait été secrétaire général de Beaux-Arts Magazine (à partir de 1996), puis rédacteur en chef de la revue Dada, « la première revue d’art pour enfants de 6 à 106 ans », a pensé que ce serait bien de produire des ouvrages axés sur l’histoire de l’art : ce seront les courts volumes de la collection Toutes mes histoires de l’art, destinée à la jeunesse.

Bien plus tard, en 2022, il republiera, modifié et augmenté par ses soins, le document-jeunesse du Musée du Louvre intitulé J’écris en hiéroglyphes, d’Evelyne FAIVRE-MARTIN et Daniel SOULIÉ, créé afin de transmettre aux enfants l’histoire de cette écriture, leur permettre de la déchiffrer,  et de devenir scribes eux-mêmes.

En 2024, et dans cette même intention, il publiera le livre de Dominique de FONT-REAULX, conservatrice générale au musée du Louvre : Je veux être riche et célèbre, je serai artiste, ouvrage qui montre, à travers des exemples historiques, comment le génie se développe par l’étude, le savoir et le savoir-faire.

Pour en savoir plus sur Dominique de FONT-REAULX, une personne que Jean admire particulièrement :

https://association-ecoledulouvre.fr/dominique-de-font-reaulx-la-presidente-de-notre-association

Jean Poderos est toujours heureux de travailler avec des personnes qui ont gardé de leur enfance une capacité à s’émerveiller et qui veulent la communiquer aux enfants.

En 2011, il a publié Mon petit théâtre de Peau-d’âne, où Jean-Michel OTHONIEL raconte aux 9 ans et plus comment il a fait s’épanouir le monde créatif qu’il portait en lui.

En 2013 , ce fut Méchant-Méchant, de Laurent CONDOMINAS, avec les illustrations en 7 couleurs que Nikki de SAINT PHALLE avait posées en 1996 dans son -unique- album jeunesse.

En 2018, Jean Poderos a publié le merveilleux livre qu’Elisabeth BRAMI a écrit, inspirée par 47 tableaux de son père, Emanuel PROWELLER: La  couleur des saisons, « qui mêle poésie, art et mémoire familiale ».

Un autre projet se concrétisera en avril 2026 : la coédition avec le Collège de France  d’un documentaire-jeunesse, J’ai rêvé de préhistoire , d’Arthur DREYFUS et Léa LOUIS, à l’occasion à l’occasion de l’exposition « Préhistoire : entre utopie et réalité ».

Mais Jean ne s’intéresse pas qu’aux enfants, il voudrait bien que les adultes récupèrent la fraîcheur et l’acuité de leurs yeux d’enfant afin de profiter pleinement des beautés du monde. Car les adultes ont en effet peu à peu perdu leur capacité à lire les images. C’est pourquoi il a créé la collection dénommée Les erreurs.

Il nous a donné deux exemples : au Louvre, deux tableaux de Ingres représentent madame Moitessier à des périodes différentes de sa vie ; mais les visiteurs, si cultivés soient-ils, ne s’intéressent pas à la grammaire du visage, aux yeux de la dame avec leur léger strabisme persistant, à sa bouche qui évolue vers le sourire…une grammaire qui est pourtant essentielle pour comprendre l’œuvre et pour y adhérer. Autre exemple : qu’importe du même peintre, Ingres, le nombre de vertèbres de l‘Odalisque, qu’on commente souvent, puisque ce qui est représenté, ce n’est pas une certaine femme, c’est la grâce, la grâce elle-même ?

Les bonnes images ont des charmes pour les yeux de tous âges. Ainsi Jean Poderos nous a-t-il montré que dans l’album Plume, d’Isabelle SIMLER, si les adultes avertis repèrent rapidement le dualisme existant dans le rendu des dessins, tantôt naturalistes, tantôt stylisés, les enfants, sagaces observateurs, repèrent immédiatement que le chat de la couverture est présent dans toutes les pages de l’album et suivent l’animal à la trace, ce qui rend l’histoire encore plus excitante.

De quels auteurs et  illustrateurs s’entoure-t-il ?

Jean Poderos nous a dit qu’une bonne maison d’éditions doit satisfaire à deux besoins: la fidélité et la découverte.

Chez lui, la fidélité, et la collaboration fructueuse autrice-éditeur, c’est par exemple Isabelle SIMLER, avec qui il a fait une trentaine de livres. Il nous a montré Vertige, où Isabelle a travaillé 18 versions de sa couverture pour parvenir à un accord avec lui. Une telle collaboration est au-delà de toute mesure. Jean nous a montré Les idées sont de drôles de bestioles, un merveilleux carnet de croquis aux visées « quasi philosophiques ». On pense à Apollinaire:

Profondeurs de la conscience
On vous explorera demain
Et qui sait quels êtres vivants
Seront tirés de ces abîmes.

 Il nous a montré aussi Alice, un immense ouvrage au format spécial qui rappelle le jeu de tarot.

Pour en savoir plus sur Isabelle Simler :

La fidélité, c’est aussi Betty BONE, qui a produit notamment Ronds ronds, un livre prodigieux de profondeur et de douceur.

C’est Nancy GUILBERT, Gaia GUARINO, Marie SELLIER, Elisabeth BRAMI, Odile SANTI.

Quant à  la découverte, au fil des rencontres, des recherches tous azimuts, c’est Arthur DREYFUS et Raphaël JOURNAUX (Mes maisons Archi-zinzins), c’est Rachel HAUSFATER et Solal FRYDMAN (Exodus, un livre sublime illustré aux crayons de couleurs), c’est Jean-Charles BERTIER (Théodore, avec son humour grinçant, indispensable parfois), c’est Léa LOUIS (Jack marin d’eau douce, son premier album, et Le livre est un livre est un livre).

Une des plus remarquables images de Léa LOUIS dans Jack, marin d’eau douce.

Pour conclure :

Jean Poderos parle de rester toujours en éveil, de saisir les opportunités, de rester soi-même en gardant bien vivant l’enfant qui demeure en chacun de nous. A l’appui, Il nous a raconté sa rencontre fortuite avec Pierre APRAXINE, un grand collectionneur new-yorkais de photos anciennes qu’il a aidé, depuis Paris, à rédiger ses mémoires. Il l’a aidé parce que cette personne était restée un enfant, un vrai lecteur d‘images, capable de voir le monde à travers elles, ce véritable monde qui est pétri d’autant de choses vues que de choses inventées.

Et Jean Poderos a complimenté les lecteurs bénévoles présents pour le service immense qu’ils rendent à la jeunesse.

Les retours de l’auditoire

Un éditeur passionné par son métier.

Exigeant mais respectueux envers les artistes.

Il nous livre de très beaux livres.

Quel professionnel compétent et chaleureux ! Il nous a donné envie de pénétrer dans son univers littéraire.

Merci à Jean PODEROS pour avoir partagé avec nous son enthousiasme, ses goûts et ses débats intimes, son amour de la vie sous toutes ses formes, rencontres, images et visions.

L’album que nous avons acquis pour notre bibliothèque associative est



Jack est un petit garçon sans histoire. Il ne pleure jamais, ne fait pas de caprice ; il est toujours souriant et optimiste, même dans les situations difficiles. Mais voilà qu’un jour, alors qu’il est dans son bain, Jack se met à hurler, mais hurler si fort, que ses parents n’en croient pas leurs oreilles ! Ils l’interrogent… que se passe-t-il !? … Jack veut devenir marin ! Mais pas un marin d’eau douce, pas un marin de baignoire, un VRAI marin qui affronte les océans déchaînés, un capitaine de chalutier, de paquebot et de porte-avion ! Ses parents sont bien embêtés, qui ne le serait pas… face à un enfant paralysé ? (Notice de l’éditeur)

Retour sur une rencontre avec Coline PROMEYRAT le 19 février 2026

Coline PROMEYRAT s’est présentée à nous comme une personne qui a suivi un chemin de formation très original et qui n’a jamais eu de plan de carrière. En effet, cette fille d’un enseignant et d’une psychologue a fabriqué des bijoux fantaisie, a rêvé d’être architecte, a entamé des études d’art plastique, d’histoire de l’art, de cinéma, de scénographie, de costumes. Puis elle a fait du théâtre, a rencontré l’Art du conte sous la houlette de Fabienne Thiéry, s’est inscrite en Fac d’ethnologie et a préparé un mémoire de maîtrise sur le Renouveau du conte en France. Elle est devenue bibliothécaire jeunesse, puis autrice et conteuse professionnelle. Elle se forme maintenant pour être clowne en milieu de soin et en EHPAD.

Coline n’a pas hésité à nous parler d’elle avec une franchise peu commune ; elle nous a dit son caractère hypersensible, sa grande timidité, ses anciennes difficultés de communication et sa mémoire très sélective. Côté positif, elle a cité sa curiosité, sa créativité, son sens de l’imaginaire et sa perpétuelle capacité d’émerveillement. Elle nous a dit qu’elle accueille avec gratitude ce qui lui advient de bon, de nouveau, ce qui la fait s’ouvrir et grandir.

Depuis toujours, une force innée la pousse à dépasser l’adversité, à sortir de sa bulle, à trouver sa liberté grâce à l’expression et à la libération de sa parole. Elle est aidée par son sens de la musicalité des mots, et par son amour de la poésie.

Petit à petit, un chemin de conteuse professionnelle s’est ouvert, comme s’ouvrent les buissons d’épines dans les contes. Son emploi à la médiathèque de La Courneuve (secteur jeunesse puis adolescents), lui a permis de faire connaissance avec Céline MURCIER, bibliothécaire à Bobigny, spécialisée dans les contes traditionnels et particulièrement les contes pour les tout-petits. Céline MURCIER l’a invitée à publier dans la toute nouvelle Collection A petits petons chez Didier jeunesse, à la suite de Muriel BLOCH, Jean-Louis LE CRAVER et Praline GAY-PARA. Coline s’est trouvée propulsée autrice de contes avec deux albums publiés en 2000 : « Le Bateau de Monsieur Zouglouglou » et « Les trois petits pourceaux ».

Coline a évoqué la lecture d’entretiens entre Geneviève CALAME-GRIAULE et Praline GAY-PARA, au sujet des Dogons du Mali, qui considèrent que la parole du conte est du même ordre que le lait maternel.

Le conte, fruit d’une parole collective, est rassurant car, après moult épreuves traversées, il finit presque toujours bien. Profondément humain, il soulage et peut avoir une fonction thérapeutique.

Elle nous a raconté cette petite histoire : Un homme s’était mis à conter des histoires partout où il allait. Les gens ont commencé à l’écouter puis se sont lassés. L’homme a continué à conter, les yeux fermés, partout dans la ville, pour les pierres, le vent, les arbres, les oiseaux… On se moquait de ce fou. Pourtant un jour, un petit garçon traversa la place, et lui demanda pourquoi il contait alors qu’il n’y avait personne pour l’écouter. L’homme lui répondit : « Autrefois je contais pour changer le monde, et maintenant, je conte pour que le monde ne me change pas. »

Conter, pour Coline : 

Conter, ce n’est pas aussi simple qu’il y paraît, car la parole, notre canal naturel de communication, n’est pas spontanément faite pour mener au jour, pour exprimer, les matières quasi magmatiques qui sont enfouies au plus secret des contes, et qui sont les vérités des individus et des sociétés.

Le conte est un art de l’impression plus que de l’expression, selon la distinction opérée par Fabienne THIERY*, subtile évidence que Coline a retrouvé dans l’enseignement de Michel HINDENOCH **. Le conteur fait apparaître des images mentales, son regard est vaste, ses oreilles grandes ouvertes, il dessine, entre sa présence et celle de son auditoire, un monde peuplé de personnages esquissés, qui avancent et agissent, mus par des forces positives, des forces de Vie.

         *Pour en savoir plus sur Fabienne Thiéry :

https://www.fabienne-thiery.fr

**Pour en savoir plus sur Michel HINDENOCH :

https://www.pavillonblanc-colomiers.fr/le-catalogue/nos-selections/446-hindenoch

Être « clowne » pour Coline :

Le regard du clown et bien différent de celui du conteur : il s’adresse à chaque personne, le clown s’appuie sur les rires et ce qu’il reçoit du public, en retour de ce qu’il donne. Le nez rouge, plus petit masque du monde, révèle au lieu de cacher. Le spectateur s’y voit en miroir, à travers tout ce qui ne se montre pas habituellement.

Le travail de clown improvisateur en EHPAD permet de s’approcher des personnes, en s’adressant à leur être sensible et profond, à leur enfant intérieur. Pour cela, l’imaginaire s’appuie sur le réel et la chambre devient une forêt, le lit un bateau, une dame très âgée redevient une toute petite fille. Les résidents sont emmenés dans un univers où chacun, pour paraphraser Verlaine, n’est « ni tout à fait le même, ni tout à fait un autre ».

Le répertoire de Coline, ses chansons et courtes histoires gestuelles pour les tout-petits, s’avère très approprié lorsqu’elle intervient auprès des résidents d’EHPAD, comme conteuse ou comme clowne. Pour ce moment de passage que traversent les personnes très âgées, entre veille et sommeil, ce temps vers la fin de la vie, les berceuses sont particulièrement bienvenues, comme elles le sont pour accueillir les bébés à l’aube de la vie.

Musicalité et imaginaire poétique sont les atouts de Coline, tant conteuse que clowne.

Son conte préféré est un conte Inuit, « La Chanson volée », que contait Luda :

Pour accompagner sa parole suave et fraîche, Coline se sert de ses kalimbas.

Coline nous a lu plusieurs de ses histoires :

Le bateau de Monsieur Zouglouglou (2000), illustration de Stéfany DEVAUX :

Ce conte de randonnée, tiré de la culture du bassin méditerranéen, et qui narre un voyage à bord d’une coque de noix, a eu un gros succès. Elle nous l’a conté à l’aide de ses marionnettes à doigts. Il dit beaucoup de sa propre vie, de son métier et de son caractère, accueillant jusqu’à l’excès. Pourquoi cet album plait-il tant aux enfants et aux grands ? Il parle de l’accueil, de l’équilibre, du trop plein, du « oui » et du « non », du voyage, de l’eau…..Il convoque aujourd’hui d’autres images refoulées, celles des migrants qui traversent les mers.

Les trois petits pourceaux (2000), illustration de Joëlle JOLIVET :

Ce conte reprend le thème des trois petits cochons, issu de la culture anglo-saxonne.

La cocotte qui tap-tip-tope (2004), illustration de Cécile HUDRISIER :

Coline a mixé la version danoise de ce conte, destinée aux plus grands, avec une version plus enfantine. Elle a choisi de mettre en scène le thème de la menace inutile ( Gare à toi ! ), contrée par la malice et la fantaisie de cette cocotte, une sorte de nouvelle Robin des bois.

Cet album figure dans les Coups de cœur de Lire95:

https://lire95.fr/les-coups-de-coeur-2022-des-adherents-de-lire95/

La bonne bouillie (2006), illustrée par Géraldine ALIBEU (notre invitée en 2010), puis ré-illustrée par Martine Bourre (2016) :

Finette a un chaudron magique : il lui suffit de  réciter « Petit chaudron s’il te plaît, fais cuire  la bouillie dorée ! » pour obtenir à manger.  Un jour que sa mère a grand faim, le chaudron  se remplit de bouillie… mais la voilà incapable  de se rappeler la formulette pour l’arrêter !  Et la bouillie envahit tout le village ! (Notice Didier Jeunesse)

Le taureau bleu (2009), illustration de Martine BOURRE :

Ce conte breton – dont l’héroïne est une Cendrillon nommée Yzole – traite de l’aide d’un animal secourable – ici un taureau bleu – de la mort et de l’au-delà. Il parle des forces invisibles et invincibles, d’énergie et de magie. Jean MARKALE, dont Coline s’est inspirée, appréciait particulièrement ce récit sensible et très émouvant. Le caractère inquiétant de la traversée des épreuves ne doit pas mettre cet album à l’écart du répertoire des lecteurs, d’autant que le merveilleux est présent tout du long, et la fin est salvatrice. Coline le lit à partir des grandes sections de maternelle.

Et vogue la petite souris (2012), illustration de Martine BOURRE et d’ELGA :

Encore une histoire de coque de noix. C’est un leitmotiv dans les contes de Coline. La noix, dans l’imaginaire, est remplie de richesses surprenantes… Le cerneau de noix n’est-il pas l’image du cerveau humain ?                            

Coline nous a rappelé la chanson Une noix, de Charles TRENET (1948) :

Elle nous a ensuite conté :

Gros glouton et petit malin (2018), illustration de Rémy SAILLARD :

Un petit garçon va chez l’épicier chercher du sody-soda, la levure pour faire gonfler les gâteaux. Mais en chemin il croise un ours glouton qui l’avale d’un coup !
La maman qui s’impatiente envoie sa grande sœur le chercher, mais la voilà qui se fait avaler à son tour ! Toute la famille y passe… jusqu’à ce que le petit écureuil gris décide de s’en mêler
…(Notice Ricochet).

Dans ce conte des Appalaches, le sody-soda, mot musical inventé par la conteuse, évoque phonétiquement le « obladi-oblada » d’une chanson des Beatles de 1968 :

Coline nous a présenté enfin:

Cours petit coq (2021), illustration de Delphine RENON :

Quand petit coq reçoit une noix sur la tête, il court se faire soigner par la fermière, qui, en échange, lui demande 3 poils. Alors petit coq court trouver le chien, qui lui demande un petit pain. S’ensuit une série de quêtes amusantes, qui met en valeur les vertus de l’entraide (Notice de l’éditeur).

Malheureusement le confinement a été fatal à Belin jeunesse et la diffusion du livre n’a pas été accompagnée. Mais l’album est toujours distribué et on peut le commander dans toutes les bonnes librairies.

Pour l’avenir proche,

Coline nous a promis la sortie au printemps 2027 d’un nouveau Petit peton chez Didier jeunesse : « Marichka et l’ours », un conte russe, et à l’automne, d’un recueil de 13 « Contes de plantes guérisseuses », aux éditions des Eléphants.

Et pour conclure, elle nous a recommandé chaudement une autrice-illustratrice d’origine belge, Gaya WIZNIEWSKI, dont le talent a déjà été salué par deux prix :

Le prix Libbylit 2018 pour Mon bison (chez MeMo) ; La Pépite de la fiction Junior 2019 pour Akita et les grizzlis (chez L’Ecole des loisirs).

Les retours de l’auditoire et de l’équipe Lire95:

Coline est une personne passionnée, qui transmet son bonheur de conter. Une très belle rencontre avec une personne très authentique…

C’est une grande dame que nous avons eu l’honneur et la joie d’accueillir…

Une personnalité intemporelle, humaine, profondément humaine…

Une foi humaniste apparemment inusable…

Un vrai bonheur et une bonne vraie surprise…

Sa superbe lecture de Zouglouglou a mêlé poésie, conviction, innovation et bonne humeur.

Merci, Coline, pour avoir partagé avec nous votre histoire, pour avoir étanché notre soif de mots, et pour avoir éclairé cette rencontre.

Le livre que nous avons acquis pour notre bibliothèque associative est :

Dans son bateau en coquille de noix, Monsieur Zouglouglou accueille la souris, la reinette, le lapin et le chat.
Oui, mais voilà ! Dans une noix, il n’y a pas tant de place que cela !
(Notice de l’éditeur)