Mois : juillet 2026

Retour sur une rencontre avec Jean PODEROS, des Editions courtes et longues, le 10 mars 2026.

Jean PODEROS a d’emblée mis les participants en activité en attribuant des rôles à plusieurs d’entre nous : une éditrice, une autrice, une libraire, un illustrateur, une graphiste, un imprimeur, une bibliothécaire, comme s’il était en train de monter une pièce de théâtre ou de démarrer une bande dessinée. Cette mobilisation a capté l’attention de l’auditoire et a permis à l’intervenant de nommer des choses importantes à ses yeux d’éditeur: l’art, avec la qualité  du papier et des couleurs, la raison, avec l’équilibrage textes-images, la démocratie, avec le respect des opinions des acteurs du livre, la rigueur, avec le souci de la budgétisation du programme.

Il a enchaîné sur l’histoire de sa maison d’édition. Il nous a dévoilé le sens de la dénomination « courtes et longues », qui interroge souvent, en nous expliquant qu’autrefois, à l’école, ses camarades et lui écrivaient des textes plus ou moins longs qui devaient être lus en classe et qui recevaient les commentaires de la collectivité. Son goût pour l’écriture est né de là, et pour ne pas l’oublier, pour respecter ce que l’enfance apporte de meilleur,  il en a tiré le nom de sa maison d’édition, créée en 2005.

Or, en 2005, le ministère de l’Education nationale redéfinissait ainsi l’enseignement des arts à l’école :

«  L’éducation artistique et culturelle englobe et dépasse le domaine des enseignements artistiques proprement dits qui sont, à l’école, de la responsabilité de l’Education nationale. Elle s’étend à l’ensemble des domaines des arts et de la culture, entendu comme cet héritage commun, à la fois patrimonial et contemporain, qui participe pleinement de la culture humaniste. »

Dans ce contexte, Jean Poderos, qui avait été secrétaire général de Beaux-Arts Magazine (à partir de 1996), puis rédacteur en chef de la revue Dada, « la première revue d’art pour enfants de 6 à 106 ans », a pensé que ce serait bien de produire des ouvrages axés sur l’histoire de l’art : ce seront les courts volumes de la collection Toutes mes histoires de l’art, destinée à la jeunesse.

Bien plus tard, en 2022, il republiera, modifié et augmenté par ses soins, le document-jeunesse du Musée du Louvre intitulé J’écris en hiéroglyphes, d’Evelyne FAIVRE-MARTIN et Daniel SOULIÉ, créé afin de transmettre aux enfants l’histoire de cette écriture, leur permettre de la déchiffrer,  et de devenir scribes eux-mêmes.

En 2024, et dans cette même intention, il publiera le livre de Dominique de FONT-REAULX, conservatrice générale au musée du Louvre : Je veux être riche et célèbre, je serai artiste, ouvrage qui montre, à travers des exemples historiques, comment le génie se développe par l’étude, le savoir et le savoir-faire.

Pour en savoir plus sur Dominique de FONT-REAULX, une personne que Jean admire particulièrement :

https://association-ecoledulouvre.fr/dominique-de-font-reaulx-la-presidente-de-notre-association

Jean Poderos est toujours heureux de travailler avec des personnes qui ont gardé de leur enfance une capacité à s’émerveiller et qui veulent la communiquer aux enfants.

En 2011, il a publié Mon petit théâtre de Peau-d’âne, où Jean-Michel OTHONIEL raconte aux 9 ans et plus comment il a fait s’épanouir le monde créatif qu’il portait en lui.

En 2013 , ce fut Méchant-Méchant, de Laurent CONDOMINAS, avec les illustrations en 7 couleurs que Nikki de SAINT PHALLE avait posées en 1996 dans son -unique- album jeunesse.

En 2018, Jean Poderos a publié le merveilleux livre qu’Elisabeth BRAMI a écrit, inspirée par 47 tableaux de son père, Emanuel PROWELLER: La  couleur des saisons, « qui mêle poésie, art et mémoire familiale ».

Un autre projet se concrétisera en avril 2026 : la coédition avec le Collège de France  d’un documentaire-jeunesse, J’ai rêvé de préhistoire , d’Arthur DREYFUS et Léa LOUIS, à l’occasion à l’occasion de l’exposition « Préhistoire : entre utopie et réalité ».

Mais Jean ne s’intéresse pas qu’aux enfants, il voudrait bien que les adultes récupèrent la fraîcheur et l’acuité de leurs yeux d’enfant afin de profiter pleinement des beautés du monde. Car les adultes ont en effet peu à peu perdu leur capacité à lire les images. C’est pourquoi il a créé la collection dénommée Les erreurs.

Il nous a donné deux exemples : au Louvre, deux tableaux de Ingres représentent madame Moitessier à des périodes différentes de sa vie ; mais les visiteurs, si cultivés soient-ils, ne s’intéressent pas à la grammaire du visage, aux yeux de la dame avec leur léger strabisme persistant, à sa bouche qui évolue vers le sourire…une grammaire qui est pourtant essentielle pour comprendre l’œuvre et pour y adhérer. Autre exemple : qu’importe du même peintre, Ingres, le nombre de vertèbres de l‘Odalisque, qu’on commente souvent, puisque ce qui est représenté, ce n’est pas une certaine femme, c’est la grâce, la grâce elle-même ?

Les bonnes images ont des charmes pour les yeux de tous âges. Ainsi Jean Poderos nous a-t-il montré que dans l’album Plume, d’Isabelle SIMLER, si les adultes avertis repèrent rapidement le dualisme existant dans le rendu des dessins, tantôt naturalistes, tantôt stylisés, les enfants, sagaces observateurs, repèrent immédiatement que le chat de la couverture est présent dans toutes les pages de l’album et suivent l’animal à la trace, ce qui rend l’histoire encore plus excitante.

De quels auteurs et  illustrateurs s’entoure-t-il ?

Jean Poderos nous a dit qu’une bonne maison d’éditions doit satisfaire à deux besoins: la fidélité et la découverte.

Chez lui, la fidélité, et la collaboration fructueuse autrice-éditeur, c’est par exemple Isabelle SIMLER, avec qui il a fait une trentaine de livres. Il nous a montré Vertige, où Isabelle a travaillé 18 versions de sa couverture pour parvenir à un accord avec lui. Une telle collaboration est au-delà de toute mesure. Jean nous a montré Les idées sont de drôles de bestioles, un merveilleux carnet de croquis aux visées « quasi philosophiques ». On pense à Apollinaire:

Profondeurs de la conscience
On vous explorera demain
Et qui sait quels êtres vivants
Seront tirés de ces abîmes.

 Il nous a montré aussi Alice, un immense ouvrage au format spécial qui rappelle le jeu de tarot.

Pour en savoir plus sur Isabelle Simler :

La fidélité, c’est aussi Betty BONE, qui a produit notamment Ronds ronds, un livre prodigieux de profondeur et de douceur.

C’est Nancy GUILBERT, Gaia GUARINO, Marie SELLIER, Elisabeth BRAMI, Odile SANTI.

Quant à  la découverte, au fil des rencontres, des recherches tous azimuts, c’est Arthur DREYFUS et Raphaël JOURNAUX (Mes maisons Archi-zinzins), c’est Rachel HAUSFATER et Solal FRYDMAN (Exodus, un livre sublime illustré aux crayons de couleurs), c’est Jean-Charles BERTIER (Théodore, avec son humour grinçant, indispensable parfois), c’est Léa LOUIS (Jack marin d’eau douce, son premier album, et Le livre est un livre est un livre).

Une des plus remarquables images de Léa LOUIS dans Jack, marin d’eau douce.

Pour conclure :

Jean Poderos parle de rester toujours en éveil, de saisir les opportunités, de rester soi-même en gardant bien vivant l’enfant qui demeure en chacun de nous. A l’appui, Il nous a raconté sa rencontre fortuite avec Pierre APRAXINE, un grand collectionneur new-yorkais de photos anciennes qu’il a aidé, depuis Paris, à rédiger ses mémoires. Il l’a aidé parce que cette personne était restée un enfant, un vrai lecteur d‘images, capable de voir le monde à travers elles, ce véritable monde qui est pétri d’autant de choses vues que de choses inventées.

Et Jean Poderos a complimenté les lecteurs bénévoles présents pour le service immense qu’ils rendent à la jeunesse.

Les retours de l’auditoire

Un éditeur passionné par son métier.

Exigeant mais respectueux envers les artistes.

Il nous livre de très beaux livres.

Quel professionnel compétent et chaleureux ! Il nous a donné envie de pénétrer dans son univers littéraire.

Merci à Jean PODEROS pour avoir partagé avec nous son enthousiasme, ses goûts et ses débats intimes, son amour de la vie sous toutes ses formes, rencontres, images et visions.

L’album que nous avons acquis pour notre bibliothèque associative est



Jack est un petit garçon sans histoire. Il ne pleure jamais, ne fait pas de caprice ; il est toujours souriant et optimiste, même dans les situations difficiles. Mais voilà qu’un jour, alors qu’il est dans son bain, Jack se met à hurler, mais hurler si fort, que ses parents n’en croient pas leurs oreilles ! Ils l’interrogent… que se passe-t-il !? … Jack veut devenir marin ! Mais pas un marin d’eau douce, pas un marin de baignoire, un VRAI marin qui affronte les océans déchaînés, un capitaine de chalutier, de paquebot et de porte-avion ! Ses parents sont bien embêtés, qui ne le serait pas… face à un enfant paralysé ? (Notice de l’éditeur)

Retour sur une rencontre avec Coline PROMEYRAT le 19 février 2026

Coline PROMEYRAT s’est présentée à nous comme une personne qui a suivi un chemin de formation très original et qui n’a jamais eu de plan de carrière. En effet, cette fille d’un enseignant et d’une psychologue a fabriqué des bijoux fantaisie, a rêvé d’être architecte, a entamé des études d’art plastique, d’histoire de l’art, de cinéma, de scénographie, de costumes. Puis elle a fait du théâtre, a rencontré l’Art du conte sous la houlette de Fabienne Thiéry, s’est inscrite en Fac d’ethnologie et a préparé un mémoire de maîtrise sur le Renouveau du conte en France. Elle est devenue bibliothécaire jeunesse, puis autrice et conteuse professionnelle. Elle se forme maintenant pour être clowne en milieu de soin et en EHPAD.

Coline n’a pas hésité à nous parler d’elle avec une franchise peu commune ; elle nous a dit son caractère hypersensible, sa grande timidité, ses anciennes difficultés de communication et sa mémoire très sélective. Côté positif, elle a cité sa curiosité, sa créativité, son sens de l’imaginaire et sa perpétuelle capacité d’émerveillement. Elle nous a dit qu’elle accueille avec gratitude ce qui lui advient de bon, de nouveau, ce qui la fait s’ouvrir et grandir.

Depuis toujours, une force innée la pousse à dépasser l’adversité, à sortir de sa bulle, à trouver sa liberté grâce à l’expression et à la libération de sa parole. Elle est aidée par son sens de la musicalité des mots, et par son amour de la poésie.

Petit à petit, un chemin de conteuse professionnelle s’est ouvert, comme s’ouvrent les buissons d’épines dans les contes. Son emploi à la médiathèque de La Courneuve (secteur jeunesse puis adolescents), lui a permis de faire connaissance avec Céline MURCIER, bibliothécaire à Bobigny, spécialisée dans les contes traditionnels et particulièrement les contes pour les tout-petits. Céline MURCIER l’a invitée à publier dans la toute nouvelle Collection A petits petons chez Didier jeunesse, à la suite de Muriel BLOCH, Jean-Louis LE CRAVER et Praline GAY-PARA. Coline s’est trouvée propulsée autrice de contes avec deux albums publiés en 2000 : « Le Bateau de Monsieur Zouglouglou » et « Les trois petits pourceaux ».

Coline a évoqué la lecture d’entretiens entre Geneviève CALAME-GRIAULE et Praline GAY-PARA, au sujet des Dogons du Mali, qui considèrent que la parole du conte est du même ordre que le lait maternel.

Le conte, fruit d’une parole collective, est rassurant car, après moult épreuves traversées, il finit presque toujours bien. Profondément humain, il soulage et peut avoir une fonction thérapeutique.

Elle nous a raconté cette petite histoire : Un homme s’était mis à conter des histoires partout où il allait. Les gens ont commencé à l’écouter puis se sont lassés. L’homme a continué à conter, les yeux fermés, partout dans la ville, pour les pierres, le vent, les arbres, les oiseaux… On se moquait de ce fou. Pourtant un jour, un petit garçon traversa la place, et lui demanda pourquoi il contait alors qu’il n’y avait personne pour l’écouter. L’homme lui répondit : « Autrefois je contais pour changer le monde, et maintenant, je conte pour que le monde ne me change pas. »

Conter, pour Coline : 

Conter, ce n’est pas aussi simple qu’il y paraît, car la parole, notre canal naturel de communication, n’est pas spontanément faite pour mener au jour, pour exprimer, les matières quasi magmatiques qui sont enfouies au plus secret des contes, et qui sont les vérités des individus et des sociétés.

Le conte est un art de l’impression plus que de l’expression, selon la distinction opérée par Fabienne THIERY*, subtile évidence que Coline a retrouvé dans l’enseignement de Michel HINDENOCH **. Le conteur fait apparaître des images mentales, son regard est vaste, ses oreilles grandes ouvertes, il dessine, entre sa présence et celle de son auditoire, un monde peuplé de personnages esquissés, qui avancent et agissent, mus par des forces positives, des forces de Vie.

         *Pour en savoir plus sur Fabienne Thiéry :

https://www.fabienne-thiery.fr

**Pour en savoir plus sur Michel HINDENOCH :

https://www.pavillonblanc-colomiers.fr/le-catalogue/nos-selections/446-hindenoch

Être « clowne » pour Coline :

Le regard du clown et bien différent de celui du conteur : il s’adresse à chaque personne, le clown s’appuie sur les rires et ce qu’il reçoit du public, en retour de ce qu’il donne. Le nez rouge, plus petit masque du monde, révèle au lieu de cacher. Le spectateur s’y voit en miroir, à travers tout ce qui ne se montre pas habituellement.

Le travail de clown improvisateur en EHPAD permet de s’approcher des personnes, en s’adressant à leur être sensible et profond, à leur enfant intérieur. Pour cela, l’imaginaire s’appuie sur le réel et la chambre devient une forêt, le lit un bateau, une dame très âgée redevient une toute petite fille. Les résidents sont emmenés dans un univers où chacun, pour paraphraser Verlaine, n’est « ni tout à fait le même, ni tout à fait un autre ».

Le répertoire de Coline, ses chansons et courtes histoires gestuelles pour les tout-petits, s’avère très approprié lorsqu’elle intervient auprès des résidents d’EHPAD, comme conteuse ou comme clowne. Pour ce moment de passage que traversent les personnes très âgées, entre veille et sommeil, ce temps vers la fin de la vie, les berceuses sont particulièrement bienvenues, comme elles le sont pour accueillir les bébés à l’aube de la vie.

Musicalité et imaginaire poétique sont les atouts de Coline, tant conteuse que clowne.

Son conte préféré est un conte Inuit, « La Chanson volée », que contait Luda :

Pour accompagner sa parole suave et fraîche, Coline se sert de ses kalimbas.

Coline nous a lu plusieurs de ses histoires :

Le bateau de Monsieur Zouglouglou (2000), illustration de Stéfany DEVAUX :

Ce conte de randonnée, tiré de la culture du bassin méditerranéen, et qui narre un voyage à bord d’une coque de noix, a eu un gros succès. Elle nous l’a conté à l’aide de ses marionnettes à doigts. Il dit beaucoup de sa propre vie, de son métier et de son caractère, accueillant jusqu’à l’excès. Pourquoi cet album plait-il tant aux enfants et aux grands ? Il parle de l’accueil, de l’équilibre, du trop plein, du « oui » et du « non », du voyage, de l’eau…..Il convoque aujourd’hui d’autres images refoulées, celles des migrants qui traversent les mers.

Les trois petits pourceaux (2000), illustration de Joëlle JOLIVET :

Ce conte reprend le thème des trois petits cochons, issu de la culture anglo-saxonne.

La cocotte qui tap-tip-tope (2004), illustration de Cécile HUDRISIER :

Coline a mixé la version danoise de ce conte, destinée aux plus grands, avec une version plus enfantine. Elle a choisi de mettre en scène le thème de la menace inutile ( Gare à toi ! ), contrée par la malice et la fantaisie de cette cocotte, une sorte de nouvelle Robin des bois.

Cet album figure dans les Coups de cœur de Lire95:

https://lire95.fr/les-coups-de-coeur-2022-des-adherents-de-lire95/

La bonne bouillie (2006), illustrée par Géraldine ALIBEU (notre invitée en 2010), puis ré-illustrée par Martine Bourre (2016) :

Finette a un chaudron magique : il lui suffit de  réciter « Petit chaudron s’il te plaît, fais cuire  la bouillie dorée ! » pour obtenir à manger.  Un jour que sa mère a grand faim, le chaudron  se remplit de bouillie… mais la voilà incapable  de se rappeler la formulette pour l’arrêter !  Et la bouillie envahit tout le village ! (Notice Didier Jeunesse)

Le taureau bleu (2009), illustration de Martine BOURRE :

Ce conte breton – dont l’héroïne est une Cendrillon nommée Yzole – traite de l’aide d’un animal secourable – ici un taureau bleu – de la mort et de l’au-delà. Il parle des forces invisibles et invincibles, d’énergie et de magie. Jean MARKALE, dont Coline s’est inspirée, appréciait particulièrement ce récit sensible et très émouvant. Le caractère inquiétant de la traversée des épreuves ne doit pas mettre cet album à l’écart du répertoire des lecteurs, d’autant que le merveilleux est présent tout du long, et la fin est salvatrice. Coline le lit à partir des grandes sections de maternelle.

Et vogue la petite souris (2012), illustration de Martine BOURRE et d’ELGA :

Encore une histoire de coque de noix. C’est un leitmotiv dans les contes de Coline. La noix, dans l’imaginaire, est remplie de richesses surprenantes… Le cerneau de noix n’est-il pas l’image du cerveau humain ?                            

Coline nous a rappelé la chanson Une noix, de Charles TRENET (1948) :

Elle nous a ensuite conté :

Gros glouton et petit malin (2018), illustration de Rémy SAILLARD :

Un petit garçon va chez l’épicier chercher du sody-soda, la levure pour faire gonfler les gâteaux. Mais en chemin il croise un ours glouton qui l’avale d’un coup !
La maman qui s’impatiente envoie sa grande sœur le chercher, mais la voilà qui se fait avaler à son tour ! Toute la famille y passe… jusqu’à ce que le petit écureuil gris décide de s’en mêler
…(Notice Ricochet).

Dans ce conte des Appalaches, le sody-soda, mot musical inventé par la conteuse, évoque phonétiquement le « obladi-oblada » d’une chanson des Beatles de 1968 :

Coline nous a présenté enfin:

Cours petit coq (2021), illustration de Delphine RENON :

Quand petit coq reçoit une noix sur la tête, il court se faire soigner par la fermière, qui, en échange, lui demande 3 poils. Alors petit coq court trouver le chien, qui lui demande un petit pain. S’ensuit une série de quêtes amusantes, qui met en valeur les vertus de l’entraide (Notice de l’éditeur).

Malheureusement le confinement a été fatal à Belin jeunesse et la diffusion du livre n’a pas été accompagnée. Mais l’album est toujours distribué et on peut le commander dans toutes les bonnes librairies.

Pour l’avenir proche,

Coline nous a promis la sortie au printemps 2027 d’un nouveau Petit peton chez Didier jeunesse : « Marichka et l’ours », un conte russe, et à l’automne, d’un recueil de 13 « Contes de plantes guérisseuses », aux éditions des Eléphants.

Et pour conclure, elle nous a recommandé chaudement une autrice-illustratrice d’origine belge, Gaya WIZNIEWSKI, dont le talent a déjà été salué par deux prix :

Le prix Libbylit 2018 pour Mon bison (chez MeMo) ; La Pépite de la fiction Junior 2019 pour Akita et les grizzlis (chez L’Ecole des loisirs).

Les retours de l’auditoire et de l’équipe Lire95:

Coline est une personne passionnée, qui transmet son bonheur de conter. Une très belle rencontre avec une personne très authentique…

C’est une grande dame que nous avons eu l’honneur et la joie d’accueillir…

Une personnalité intemporelle, humaine, profondément humaine…

Une foi humaniste apparemment inusable…

Un vrai bonheur et une bonne vraie surprise…

Sa superbe lecture de Zouglouglou a mêlé poésie, conviction, innovation et bonne humeur.

Merci, Coline, pour avoir partagé avec nous votre histoire, pour avoir étanché notre soif de mots, et pour avoir éclairé cette rencontre.

Le livre que nous avons acquis pour notre bibliothèque associative est :

Dans son bateau en coquille de noix, Monsieur Zouglouglou accueille la souris, la reinette, le lapin et le chat.
Oui, mais voilà ! Dans une noix, il n’y a pas tant de place que cela !
(Notice de l’éditeur)